SEO9 min de lecture

GEO et SEO : se faire citer par les IA sans perdre Google

Le GEO vise les réponses des assistants IA, le SEO les résultats de Google. Les deux reposent sur les mêmes bases, avec quelques différences qui comptent : voici lesquelles, et comment nous les traitons sur nos sites.

« GEO et SEO » sur un aplat de peinture bleue, à côté d’un ordinateur portable ouvert sur une page de résultats et d’une réponse d’assistant, avec des notes au feutre bleu.
Une même page doit se classer sur Google et se laisser citer par un assistant IA.
Dans cet article ↓
  1. Le GEO en une phrase
  2. Ce qui ne change pas
  3. Ce qui change
  4. Les robots à laisser entrer
  5. Notre propre site
  6. La méthode
  7. Et le llms.txt ?
  8. Questions
À retenir
  • Le GEO ne remplace pas le SEO : Google l’écrit lui-même, les bonnes pratiques SEO restent valables pour AI Overviews et AI Mode, sans fichier ni balisage spécial.
  • Ce qui change, c’est l’unité citée : un assistant reprend un passage, pas une page. Une définition, un chiffre sourcé ou un tableau qui se comprend seul a plus de chances d’être repris.
  • Les robots IA ne lisent pas le JavaScript : sur notre accueil, ils lisaient « 0 agents IA ». Ce que la page doit dire doit être écrit dans le HTML.
  • Une IA ne cite pas une entité qu’elle ne connaît pas : auteur nommé, mentions sur d’autres sites, profils publics. C’est le point le plus faible de notre audit (20 sur 100).

Quand quelqu’un pose une question à ChatGPT, Perplexity ou Google, la réponse arrive de plus en plus souvent sous forme de texte rédigé par une IA, avec quelques sources citées. Le GEO (Generative Engine Optimization) cherche à faire partie de ces sources. Le SEO cherche à bien se classer dans les résultats classiques.

Ce guide explique ce qui sépare les deux et ce qui les relie. Il s’appuie sur la documentation de Google et d’OpenAI, et sur l’audit GEO que nous avons mené sur mezziagroup.com le 24 octobre 2026, avec ses défauts.

Le GEO en une phrase

Le GEO est l’ensemble des pratiques qui rendent un contenu plus susceptible d’être repris et cité dans les réponses des moteurs génératifs : ChatGPT Search, Perplexity, Claude, Gemini, les AI Overviews et l’AI Mode de Google.

Le terme vient d’un article de recherche mené notamment à l’université de Princeton, « GEO: Generative Engine Optimization » (Aggarwal et al., accepté à la conférence KDD 2024). Sur leur banc d’essai, certaines réécritures, comme ajouter des citations de sources ou des statistiques, augmentaient la visibilité d’une source dans les réponses jusqu’à 40 %. Ce chiffre vaut pour leurs moteurs de test et leurs requêtes : ce n’est pas une promesse pour un site donné.

Ce qui ne change pas : le SEO reste la base

La première source à lire est Google, parce que ses AI Overviews puisent dans son propre index. Sa page « AI features and your website » (mise à jour le 10 décembre 2025) est nette :

  • les bonnes pratiques SEO restent valables pour les fonctions IA de Google Search ;
  • il n’existe aucune exigence supplémentaire ni optimisation spéciale pour apparaître dans AI Overviews ou AI Mode ;
  • il n’est pas nécessaire de créer de nouveaux fichiers lisibles par les machines, de fichiers texte pour les IA ou de balisage ;
  • pour servir de lien source, une page doit être indexée et pouvoir s’afficher avec un extrait dans Google.

Autrement dit, une page en noindex, lente à explorer ou sans texte utile ne sera pas citée par l’IA de Google non plus. Pour les autres assistants, le raisonnement est proche : ChatGPT Search et Perplexity s’appuient sur leurs propres robots et sur des index de recherche, qui récompensent eux aussi les pages accessibles et claires.

Ce qui change vraiment

Les différences portent moins sur la technique que sur l’objectif et sur ce qui est repris. Un assistant lit plusieurs pages et en extrait des passages ; il ne présente pas une liste de dix liens.

SEO et GEO, point par point

PointSEOGEO
ObjectifUn clic depuis la page de résultatsUne citation ou une mention dans la réponse
Ce qui est reprisLa page entière, avec son titre et sa descriptionUn passage : une définition, un chiffre, une ligne de tableau
Qui lit la pageGooglebot, BingbotLes mêmes, plus OAI-SearchBot, PerplexityBot, Claude-SearchBot
MesurePositions, impressions et clics (Search Console)Citations relevées en posant les questions, visites venues des assistants
Base communePage indexable, texte utile, sources, auteur identifiable, site rapide

D’après la documentation de Google (décembre 2025) et d’OpenAI, et notre pratique sur les sites du groupe.

Tableau : les bases sont communes ; le GEO ajoute une exigence sur la qualité des passages et sur la mesure.

Deux conséquences pratiques en découlent :

  • Chaque section doit se comprendre seule. Commencer un H2 par la réponse, définir un terme dans la phrase où il apparaît, donner un chiffre avec sa source et sa date. Un passage qui renvoie à « comme vu plus haut » se cite mal.
  • Le trafic ne suit pas toujours la citation. Une réponse d’assistant peut suffire au lecteur. La mention de la marque compte alors autant que le clic, ce qui change la façon de mesurer.

Les robots à laisser entrer

Chaque assistant a ses robots, et certains servent à l’entraînement des modèles plutôt qu’à la recherche. La documentation d’OpenAI les distingue clairement :

  • OAI-SearchBot sert à la recherche de ChatGPT. Un site qui le bloque n’apparaît pas dans les réponses de ChatGPT Search.
  • GPTBot collecte des pages qui peuvent servir à entraîner les modèles. Le bloquer n’empêche pas d’être cité.
  • ChatGPT-User visite une page quand un utilisateur le demande ; il n’explore pas le web de lui-même.

On peut donc laisser entrer les robots de recherche et refuser l’entraînement, ou tout ouvrir. Sur mezziagroup.com, nous avons choisi de tout ouvrir : un groupe encore peu connu a intérêt à ce que les modèles apprennent qui il est. Côté Google, le jeton Google-Extended règle l’usage pour l’entraînement de Gemini, sans effet sur Google Search ni sur les AI Overviews.

Ce que l’audit de notre propre site a montré

Le 24 octobre 2026, avant de publier ce blog, nous avons audité mezziagroup.com avec la grille GEO des outils d’audit de Daniel Agrici : citabilité, structure, contenus multimodaux, autorité de la marque et accès technique. C’est une grille d’audit, pas une mesure de Google ni d’OpenAI, mais elle a fait ressortir des défauts concrets.

Score GEO de mezziagroup.com, 24 octobre 2026

site en ligne avant travaux
39 / 100
version corrigée, avant publication
47 / 100
autorité de la marque, point le plus faible
20 / 100

Grille pondérée : citabilité 25 %, structure 20 %, multimodal 15 %, autorité 20 %, accès technique 20 %. Audit mené sur le site en ligne et sur sa copie locale.

Chiffres clés : la technique était presque en ordre ; ce qui manquait, c’était du texte citable et une marque reconnue.

Trois constats valent pour beaucoup de sites :

  • Les robots lisaient « 0 agents IA ». Les compteurs de l’accueil partaient de zéro dans le HTML et n’affichaient leur vraie valeur qu’après une animation en JavaScript. Les robots des assistants n’exécutent pas ce script : ils lisaient « 0 agents IA déployés ». La valeur finale est désormais écrite dans le HTML.
  • Rien n’était citable. L’accueil était fait de slogans, sans phrase qui dise qui est Mezzia, où, et ce qu’il vend. Et le seul texte détaillé, notre premier article, était encore en noindex.
  • La marque n’existait pas ailleurs. Pas d’auteur nommé, pas de profils reliés, et les entreprises du groupe ne mentionnaient pas Mezzia. Ce point ne se règle pas dans le code du site.

Depuis, le site en ligne sert un fichier llms.txt et des données structurées complètes, et notre premier article, la refonte SEO du blog Certicar avec des agents IA, est publié. Sur ce blog Certicar, la catégorie « Agentic Browsing » de Lighthouse, qui évalue la lisibilité d’une page par un agent, était passée de 67 à 100 après la refonte.

Vous voulez savoir ce que les assistants IA lisent sur votre site ? Nous faisons le même audit que sur le nôtre, avec les corrections.

Entrer en relation

La méthode, dans l’ordre

Nous traitons le GEO comme une couche ajoutée au SEO, dans un ordre fixe : rien ne sert de soigner ses passages si les robots ne peuvent pas lire la page.

Quatre étapes, chacune conditionne la suivante

  1. Être lisible

    Page indexable, texte présent dans le HTML, robots de recherche autorisés.

  2. Être citable

    Réponse en tête de section, définitions, chiffres sourcés et datés, tableaux en HTML.

  3. Être reconnu

    Auteur nommé, données structurées, profils et mentions sur d’autres sites.

  4. Mesurer

    Search Console pour Google, questions posées aux assistants pour les citations.

L’étape 3 prend le plus de temps : elle dépend d’autres sites que le vôtre.

Frise : l’accès technique d’abord, la notoriété ensuite, la mesure en continu.

Pour la mesure, il n’existe pas d’équivalent de Search Console pour les assistants. Le plus simple reste de poser régulièrement les mêmes questions à ChatGPT, Perplexity et Google, et de noter qui est cité. Les outils spécialisés automatisent ce relevé ; ils ne le rendent pas plus exact.

Et le fichier llms.txt ?

Le llms.txt est un fichier placé à la racine d’un site qui résume celui-ci pour les agents IA, avec des liens vers les pages utiles. Il a été proposé par Jeremy Howard en septembre 2024 ; c’est une proposition ouverte, pas un standard.

Faut-il un llms.txt ?

  • OuiS’il est exact

    Il coûte peu et aide les agents qui le lisent. Le nôtre décrit le groupe et ses entreprises.

  • À savoirGoogle n’en a pas besoin

    Pour AI Overviews, Google dit qu’aucun fichier pour les IA n’est nécessaire.

  • NonÀ la place du reste

    Il ne remplace ni une page indexable, ni un texte citable, ni la notoriété.

Décision : un complément utile, jamais une priorité avant les trois premières étapes.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre GEO et SEO ?

Le SEO vise une bonne position dans les résultats d’un moteur de recherche, pour obtenir des clics. Le GEO vise à être cité dans la réponse rédigée par un assistant IA. Les deux reposent sur des pages indexables, utiles et sourcées ; le GEO insiste davantage sur des passages qui se comprennent seuls.

Faut-il choisir entre GEO et SEO ?

Non. Google indique que les bonnes pratiques SEO suffisent pour ses fonctions IA, et une page invisible dans les moteurs a peu de chances d’être citée par un assistant. Le GEO s’ajoute au SEO, il ne le remplace pas.

Comment savoir si ChatGPT cite mon site ?

En posant à ChatGPT, avec la recherche activée, les questions auxquelles votre site répond, et en relevant les sources affichées. Répétez le relevé dans le temps : les réponses varient d’une fois à l’autre. Vérifiez aussi que votre fichier robots.txt n’interdit pas OAI-SearchBot.

Faut-il bloquer GPTBot ?

C’est un choix sur l’entraînement des modèles, pas sur la visibilité. Bloquer GPTBot n’empêche pas d’apparaître dans ChatGPT Search, qui passe par OAI-SearchBot. Une marque encore peu connue a plutôt intérêt à le laisser entrer.

Mezzia Group

Un projet de site, d’IA ou d’automatisation ?

Nous construisons ces systèmes pour nos propres entreprises, puis nous les mettons au service de nos partenaires. Parlons du vôtre.

À lire aussi

Pour aller plus loin

Voir tous les articles ↗
« Refaire le SEO » sur un aplat de peinture bleue, à côté d’un ordinateur portable ouvert sur un article de blog et de feuilles de schémas annotés au feutre bleu.
Retour d’expérience10 min de lecture

Refaire le SEO d’un blog avec des agents IA : la méthode appliquée à Certicar